понеделник, 16 март 2026 г.

La Suisse tolère des résidus de pesticides interdits, notamment sur les fruits exotiques importés


Depuis le 7 janvier, la France a suspendu l'importation de fruits contenant des résidus de pesticides interdits. En Suisse, ces produits continuent d’être importés et vendus, les autorités estimant que les quantités retrouvées ne présentent pas de risque pour la santé.


Mangues, agrumes, raisins ou autres fruits exotiques restent présents sur les étals de magasins suisses. Certains peuvent contenir des résidus de pesticides interdits en Suisse, des substances que les agriculteurs helvétiques n’ont pas le droit d’utiliser.


Pour les autorités sanitaires, ces résidus restent toutefois en dessous des seuils jugés problématiques. L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) se veut rassurant.


"Pas de soucis à se faire"


"Pour les produits phytosanitaires, ils existe des valeurs maximales strictes aussi pour des produits qui ne sont pas permis en Suisse. Les consommateurs ne doivent pas se faire de soucis, les denrées alimentaires qui sont sur le marché suisse sont contrôlées et elles sont sûres et elles peuvent être consommées", explique Sarah Camenisch, porte-parole de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) dans le 19h30.


Sans ces seuils de tolérance, certains produits étrangers ne pourraient tout simplement plus être importés en Suisse. C’est notamment le cas de nombreux aliments en provenance du Brésil, comme les fruits exotiques, les agrumes ou les raisins.


Problème de l'effet cocktail


En Suisse, un pesticide interdit bénéficie à lui seul de tolérances d'importation pour 17 fruits différents, il s'agit du glufosinate, un herbicide considéré comme toxique pour la reproduction. Il fait partie des 5 pesticides désormais complètement prohibés en France depuis le 7 janvier.


Pour l'ONG Public Eye, le problème ne se limite pas à la présence d’un seul pesticide. L’accumulation de plusieurs substances dans un même fruit inquiète.


"Les limites sont fixées de façon individuelle par pesticide et des fois, au final, on se retrouve avec jusqu'à 18 substances différentes dans un même fruit ou légume et on nous dit que c'est sûr parce que chaque substance est en dessous de la limite", explique Laurent Gaberell, spécialiste en agriculture et alimentation chez Public Eye, au micro de la RTS.


Impossible de savoir pour les consommateurs


En 2021, environ 35%des échantillons alimentaires analysés en Suisse contenaient des résidus de pesticides interdits selon une enquête de Public Eye qui s'est basée sur des chiffres de l'OSAV.


Pour les consommateurs, il reste impossible de savoir si les fruits achetés contiennent ou non des résidus de pesticides interdits. L’étiquetage ne mentionne pas ces substances.


La Souce: RTS